J’ai appris la semaine dernière la disparition du dessinateur Roger Blachon, décédé à l’âge de 66 ans des suites d’un cancer. Ce nom ne vous dira peut-être rien car l’homme était surtout connu pour ses formidables illustrations de sports, et de rugby en particulier, dont il fit notamment profiter l’Equipe magazine pendant 20 ans.
Après avoir été lui-même rugbyman en D1 puis en D2 au Paris Université Club, c’est logiquement dans l’art de dessiner l’Ovalie et ses acteurs qu’il excellait en ajoutant une touche d’humour appréciée de tous. Antoine Blondin, autre grande figure du journalisme sportif, écrit de lui dans la préface de “Blachon au-dessus de la mêlée” : “L’humour, où il abrite ses pudeurs les plus délicates et ses audaces de bon aloi, colorie ses armoiries qui conquièrent ceux qui l’approchent”.
J’ai eu le plaisir de souvent admirer ses réalisations dans mes lectures du samedi, mais j’ai découvert dans un article paru la semaine dernière qu’il avait eu également un grand succès dans la pub, notamment en esquissant les traits de la célèbre Vache qui rit ! Tout ce que je peux dire, c’est que les scènes de ses créations et le sourire qu’elles créaient régulièrement chez moi me manqueront.
Mes condoléance à la famille…
Une petite sélection de ses oeuvres :





Enregistrement ...

Ancien joueur de rugby champion France en 1969 en D2, dirigeant du PUC, Roger Blachon, est décédé le 2 Avril.
Ce n’est pas de la carrière sportive de Blachon, bien que très honorable, dont je veux vous entretenir, mais de l’illustrateur sportif présent dans l’équipe mag durant 20 ans…
Blachon avait l’immense talent de transmettre son humour et son amour du sport à travers des dessins, souvent corrosifs, pointus, vifs, tendres et toujours portés par la grâce.
Sportifs, medias, spectateurs, Blachon avait une lecture très fine de leur comportement, sous sa plume la critique la plus féroce était toujours traitée avec légèreté et humanisme.
Sa faculté à synthétiser les petits et grands travers du sport en disait souvent plus long sur l’état de notre société que de long articles. Ses illustrations ne se réduisaient pas au seul fait sportif, elles nous emmenaient dans une dimension poétique. De par sa sensibilité et son talent Blachon transcendait le sport en lui donnant des lettres de noblesses.
Définitivement fan, je replonge souvent dans ses illustrations et j’aurais aimé connaître sa lecture des événements secouant les JO de Pékin et le monde du football.
Je vous conseille vivement :
« Le tennis » éditions Albin Michel
« Dessins sportifs » tome 1,2,3,4, éditions Glenat
« Rugby d’avant, rugby d’après » éditions du cherche midi.