C’est un peu la fable de David contre Goliath adapté au sport et en particulier au tennis….
Je vous propose de vous replonger dans l’édition 1989 de Roland Garros. Nous sommes au mois de mai, au stade des huitièmes de finale du tableau messieurs. Les spectateurs de la porte d’Auteuil et les téléspectateurs du monde entier découvrent un jeune américain de 17 ans. Au cours d’un match extraordinaire, Michael Chang fait craquer psychologiquement le numéro un mondial de l’époque Ivan Lendl, archi favori puisque triple vainqueur de la coupe des Mousquetaires.
Pour pallier la douleur de crampes qui l’immobilisent presque sur place, il déploie, tel un vieux briscard du circuit, tout un arsenal de coups visant à faire péter les plombs de son adversaire. Au programme, service à la cuillère, ruses pour casser le rythme du match, et placement juste derrière le carré de service,…. Après 4h38 de match, il gagne son duel 4/6, 4/6, 6/3, 6/3, 6/3.
Sur la lancée de cette victoire, il se hisse en finale en battant Agenor puis Chesnokov. Et, contre toute attente, il remporte le Tournoi en disposant du talentueux suédois Stefan Edberg (6/1, 3/6, 4/6, 6/4, 6/2). Il devient alors le plus jeune vainqueur de Roland Garros à 17 ans et 3 mois.
Retour en vidéo sur cet élément marquant de l’histoire du sport :
Pour rappel, Chang atteindra de nouveau la finale de Roland Garros 6 ans plus tard mais sera défait par Thomas Muster. Son meilleur classement ATP sera une seconde place en 1996.

